
Ce film parle de renouveau des slashers. C’est vrai que pour une fois, on ne se limite pas à un petit groupe et tout ce qui tombe sous la main finit plus ou moins mort. Ça n’est pas pour autant que scream oublie ses origines. Citant ses pères ainsi que les bases du genre, c’est également avec une grande habilité qu’il les utilise et les détourne afin de mieux fournir un terrain connu au spectateur et ainsi mieux le surprendre.

Bénéficiant d’un rythme bien dosé où action et suspense ont une place prépondérante dans l’histoire, le scénario arrive tout de même à garder ce côté vie quotidienne et simple qui accentue l’implication des protagonistes. Ici pas de tueur immortel ou de police inexistante, toutes les leçons que l’on aurait pu apprendre des films d’horreurs sont appliquées, et en vain. La surprise et les conséquences n’en sont que plus fortes.
Bien sûr il fallait un Wes Craven pour réussir cela. Idées de caméra, de lieux, de points de vue, tout est fait pour que les personnages soient le plus impliqués et crédibles possible. A commencer par une Neve Campbell plus charismatique que jamais. Femme forte et également normale, elle force l’empathie et on se surprend rapidement à vouloir sa survie. Le masque est lui aussi plus puissant qu’une figure, laissant n’importe qui devenir un suspect potentiel.
